Trente ans de pratique martiale, un parcours dans les forces de l'ordre et l'éducation spécialisée, et une conviction simple : on ne se défend pas avec ses poings, on se défend avec sa tête. Le corps suit.
Je suis arrivé aux arts martiaux en 1994 par le Vovinam Viet Vo Dao, puis je me suis tourné vers le Ju-Jitsu. Pendant des années, j'ai cherché ce qui, dans toutes ces disciplines, marchait vraiment quand la situation se tendait — et ce qui n'était que du beau geste.
Mon parcours professionnel m'a ensuite confronté à la violence de près. Dans les forces de l'ordre d'abord, sur le terrain, là où l'on apprend que l'agressivité ne se règle quasiment jamais par la force — mais par la voix, la posture, l'écoute, et la lucidité sous pression.
Puis en éducation spécialisée, auprès de personnes fragilisées. C'est là que j'ai vu, à plein, ce qu'on appelle pudiquement « se reconstruire » : retrouver son corps, sa parole, sa place dans l'espace, après que tout a vacillé.
De cette double expérience, militaire-de-terrain d'un côté et éducateur de l'autre, est née la Méthode Shao.
Si je tiens autant à apprendre aux autres à se protéger, c'est que je sais ce que c'est de ne pas l'être.
J'ai grandi avec une enfance déconstruite. Enfant de la DDASS, passé par les foyers, j'ai manqué de ce qui devrait être un dû pour chaque enfant : un foyer familial sain et sécurisant. Dans ces conditions, on apprend très tôt à compter sur soi — et on mesure à quel point se sentir en sécurité n'a rien d'évident.
La Méthode Shao est née de là : transmettre ce qui m'a manqué. La sécurité, la confiance, la capacité à se relever. Ce n'est pas un hasard si la résilience est au cœur de ma pédagogie.
Aujourd'hui, je suis aussi le papa de deux merveilleux enfants, Alice et Émile. C'est pour eux, et pour toutes les personnes que j'accompagne, que je fais ce métier : pour que personne n'ait à grandir sans se sentir protégé.
La Méthode Shao ne se réduit pas à un catalogue de techniques. Elle articule trois axes qui se travaillent ensemble — chacun rend les deux autres possibles.
La voix, la posture, le regard, le placement. Désamorcer avant que les coups ne partent. La meilleure défense est celle qu'on n'a pas eu besoin d'engager.
Comprendre les mécanismes de la peur, du stress, du figement — ce qui se joue dans le cerveau pendant l'agression. Quand on comprend, on subit moins.
Des réponses techniques justes, réalistes, adaptées à votre corps et à votre quotidien. Pas du cinéma : ce qui tient quand il faut que ça tienne.
On ne s'entraîne pas que sur le tatami. La méthode se travaille sur des scénarios concrets : agression de rue, sortie de soirée, et surtout la défense à bord d'un véhicule — en tant que conducteur comme passager, à l'arrêt ou portière ouverte.
Au cœur de la Méthode Shao, un triptyque emprunté à Robert Paturel : Action (le geste, l'engagement physique), Raison (la lecture de la situation, la décision juste), Émotion (la peur, le stress, la conscience de soi). Aucune des trois ne fonctionne sans les deux autres.
Cette pédagogie s'appuie sur ce que les neurosciences nous apprennent du fonctionnement du cerveau sous menace : pourquoi on fige, pourquoi on rate ses gestes, pourquoi la peur prend toute la place. Comprendre, c'est déjà reprendre le contrôle.
Et puis il y a un autre fil rouge : celui de la résilience, au sens où Boris Cyrulnik l'a popularisée. Se défendre, ce n'est pas seulement encaisser. C'est aussi se reconstruire — et c'est souvent ce qui nous amène ici.
« Tu n'as pas à être le plus fort. Tu dois être le plus lucide. »
— Alex Shao
La méthode est faite pour des publics très différents — c'est sa force. Mais elle s'adresse particulièrement à celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans la culture « bagarre ».
Sécurité, posture, reconstruction de la confiance après un événement difficile.
Gérer le conflit, le harcèlement, et grandir en confiance.
Forces de l'ordre, équipes en contact public, métiers exposés.
Psy, médecins, avocats, travailleurs sociaux — pour mieux orienter ceux que vous accompagnez.
Le premier cours est offert. C'est le plus simple pour se faire son avis.